Premier voyage ensemble : trois semaines en Inde du Sud !
Conditions : vol sec, sac au dos et itinéraire maison.
L'aventure commence ....
Nous voici à Bombay entiers ! Il fait très très chaud ... La planète Inde est fidèle à sa réputation : déconcertante ! Beaucoup de monde, un
mélange savant de misère et d'opulence. Nous sommes un peu déphasés, mais très heureux d'être enfin arrivés. Il est 15 h. Nous sortons tout juste de l'hôtel où nous avons fait une sieste avant de
nous lancer dans l'aventure. C'est dimanche et la plupart des boutiques sont fermées. Il règne une ambiance de détente. Des parties de cricket s'improvisent en pleine rue entre la circulation et
les passants. Le soir tombe vite. Nous rentrons à l'hôtel. Demain, nous avons un train à 6 h direction Aurangabad et la région des temples taillés dans la roche.

Nous sortons de l'hôtel. Il fait nuit à 5 heures du matin ... Des dizaines de
personnes dorment par terre, dans la rue. Les chauffeurs de taxi sont allongés sur leur voiture. Nous arrivons à la gare. Elle est spacieuse, d'un style colonial anglais à l'extérieur, et façon
"y en a de partout" à l'indienne à l'intérieur. Tout le hall est rempli. Les familles se sont installées à même le sol avec leurs bagages. Elles attendent leur train sagement entre deux soupirs.
Nous trouvons notre quai. Après quelques hésitations, nous voilà dans notre compartiment seconde classe assise. Tout va bien. C'est calme, propre ...

Aurangabad est beaucoup plus grande que prévue et très peuplée. L'athmosphère y est irrespirable
: pollution, circulation ... Pas vraiment un coin pour passer des vacances. Nous logeons heureusement dans un hôtel tout à fait correct (Panchavatti). C'est notre bulle entre la poussière et
le bruit.
Evidemment, Aurangabad n'est pas notre réelle destination, mais notre point de chute afin de visiter les fameuses grottes d'Ajanta et Ellora, patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous prenons des bus
locaux pour nous y amener.

Le long du parcours, nous découvrons une région pauvre et aride. Au Maharashtra, des enfants travaillent dans les gares. Ils passent de bus en bus pour vendre des boissons, biscuits, chips et bonbons. Ceci disparaitra dès que nous passerons dans l'état suivant : le Karnataka.



















Malgré la rudesse du paysage, la nature est partout présente. Singes,
oiseaux, écureuils, chauves souris, ... Il ne se passe pas un moment sans que nous soyons en grande communication avec l'un deux.
Par ailleurs, les indiens sont eux-aussi en vacances. Et comme nous, ils font les touristes. L'ambiance est détendue et joyeuse. Les familles posent devant les temples, se reposent à l'ombre et
s'émerveillent devant leur patrimoine.
La suite de notre itinéraire nous conduit à Bijapur. Le trajet est long, très long ... Le bus de nuit qui devait être "deluxe" s'avère plutôt être "vintage". Les sièges sont rikikis et
serrés les uns contre les autres. Nous roulons pendant 30 minutes, le temps de sortir de la ville, et notre bus s'arrête au milieu de nul part. Le chauffeur et son équipe se mettent en
effervescence , se grattent la tête, sortent tous les outils possibles et, nous attendons ... Au bout d'environ une heure de bing bing et bang bang, le moteur rugit de nouveau, les portent
se ferment et nous voilà repartis. Ouf !
Nous attendions beaucoup de Bijapur car la description dans le guide est prometteuse : "joyaux de l'art musulman ..." Nous sommes déçus. Nous visitons rapidement la vieille mosquée
(nous sommes harcelés par le gardien du lieu : "money, money ..."), puis c'est au tour du Golgumbaz, un énorme tombeau bâti en 1659. Il est grand certes, mais n'offre (à notre opinion) que peu
d'attraits. A l'intérieur, on se croirait dans une piscine municipale. Il est dit que lorsqu'on chuchotte un mot sous la coupole, il est entendu de l'autre côté. Du coup, tout le monde s'y met.
Nous partons sans même le photographier. Nous décidons d'en rester là avec les visites à 5 $ par personne à Bijapur.






Et nous trouvons le paradis !
Hampi est un village au milieu de ruines. Dans l'épopée hindoue du Ramayana, cette région était Kishkinda, le royaume des dieux singes. En 1336, les princes télougou Harihara et Bukha
fondèrent la cité de Vijayanagar qui, au cours des deux siècles suivants, devint l'un des plus grands empires hindous de l'histoire indienne. Au XVIe siècle, la ville et ses faubourgs, entourés
de sept enceintes fortifiées, couvraient 650 km2 et comptaient environ 500 000 habitants. Ses bazars animés étaient le coeur d'un négoce international de pierres précieuses, où convergeaient des
marchands venus de terres lointaines. Cette prospérité s'acheva en 1565, quand la cité fut mise à sac par une confédération de sultanats du Deccan. Elle ne s'en releva
pas.
C'est la saison "off". La plupart des resorts sont fermés de l'autre côté de la rivière. Le "Mowgli" cependant nous
accueille. Nous sommes les seuls clients. Nous posons nos sacs dans ce fabuleux petit bungalow avec vue imprenable sur les rizières et le paysage qui s'étendent à l'horizon. Nous sommes
biens.
L'endroit de rêve où manger un repas bon et copieux s'appelle le
"Mango Tree restaurant". Un chemin au milieu d'une bananeraie nous y conduit. Que la vie est belle ...

En route pour les ruines ! Il
est temps de mettre notre panoplie d'Indiana Jones pour partir à l'aventure. Le décor est époustoufflant. Nous sommes seuls sous une chaleur et un soleil exténuants. Des lézards nous suivent
impassiblement du regard. Tout est là ! Nous sommes prêts à vivre l'exception.



Bon ..... Pas si seuls que ça .... Mais l'émotion est au rendez-vous. Les ruines sont belles et l'athmosphère digne d'un
film à grosse production. Il y a les moments de pure suspense où, perdus au milieu des blocs de granit, nous cherchons notre chemin. Rien ne présage de ce qui nous attend. Et puis, au
loin, se dessine une silhouette. Un temple, peut être ... Ou un mirage. Nous avançons. Le soleil tape fort. Notre ration d'eau diminue toujours un peu plus. Le voilà ! Enfin ! Il est beau, ambré,
magnifiquement sculpté, un rêve ... (le temple).






Après une telle journée, nous optons pour un repos bien mérité. Le bungalow nous ouvre ses bras. Une bonne douche et
préparation des sacs pour un nouveau départ. Yann attrappe le sien, le retourne et annonce avec son célèbre flegme presque britannique : "Il y a un scorpion sur mon sac". Loan, allongée
et en train de lire sur le lit, ne s'affole pas pour autant pensant qu'il s'agit d'une petite bête. Mais à la vue du specimen, elle pousse un cri d'effroi. Il est énorme !!! Plus de 25 cm
!!! La prise de conscience de ce qui aurait pu arriver si Yann avait saisi son sac de la main droite plutôt que de la main gauche crée un vent de panique. Que faire ? La réponse la plus
raisonnable à cette question est tout simplement d'avertir le directeur du resort. Et c'est celle que nous avons choisie. Pas question de jouer les supers héros. Loan se lance à tatons dans la
nuit noire chercher de l'aide. Le directeur, très occupé à regarder un film bollywood, décide de nous envoyer son bras droit. Arrivé dans le périmètre à hauts risques, son visage se décompose.
Oui, nous avons affaire à un énorme scorpion. Quelques secondes de réflexion lui suffisent à choisir la tactique adéquate : il saisit sa sandale, bloque le corps avec sa pointe et fait
glisser le scorpion tout en le maîtrisant le long du sac, puis au sol. Il demande à Loan de chercher un bâton, tâche assez ardue dans les rizières et l'obscurité totale. Finalement, une
brindille (qui n'est pas un serpent) fait l'affaire. Le "bras droit" la prend, explose la poche de venin et coupe la queue du scorpion. Ouf ! C'est fini ! Plus tard, de retour en France, nous
apprendrons qu'il s'agissait d'un Heterometrus Swammerdami, le plus grand scorpion au monde dont la piqûre entraîne une hémorragie interne commençant par les poumons, le coeur, puis
l'ensemble du corps, et que plusieurs décès ont été enregistrés. Nous sommes vraiment passés à côté d'une tragédie ...
L'épisode "scorpion" a déclenché une crise de paranoïa. Nous sortons toutes nos affaires des sacs du bout des doigts. Il
faut être sûr qu'il n'y en ait pas d'autres. Une fois rassurés, nous badigeonnons le tout d'huiles essentielles, nos seules armes à disposition. C'est peu, mais c'est toujours ça ...
Premier train de nuit de Hospet pour Bangalore. Nous avons des couchettes en deuxième classe (2 tiers). C'est propre, tranquille ... De plus, nous bénéfiçions des couchettes en bout de couloir.
Nous sommes juste tous les deux ... Les draps et couverture sont fournis. Nous accrochons nos sacs aux crochets sous les sièges par sécurité. Cette nuit s'annonce bien.

Au petit matin, un serveur de thé passe dans les wagons en répétant "Tchaï, tchaï
..." 5 rps et ça fait du bien !
Arrivée à Mysore après un trajet en vrai bus "deluxe". Tout
va bien. Mysore est une ville qui réveille les sens : huiles essentielles, parfums, encens, étoffes (la réputation de l'Inde question tissus est vraiment justifiée)... Nous faisons le plein
d'achats. Malgré sa (trop) forte population, elle reste agréable et à taille humaine. Nous visitons aujourd'hui le palais du Maharaja. Une merveille de féerie
!!!!











Nous poursuivons notre itinéraire vers Ooty, 2240 m d'altitude. La montagne ! Nous nous imaginons déjà arpenter les
sentiers entourés de plantations de thé. Mais la réalité est tout autre .... Il fait froid et il pleut. Bien que l'hôtel Darshan nous offre un peu de chaleur, ce n'est pas suffisant
pour rester. Nous décidons de changer notre programme en écourtant notre séjour ici. Un point tout de même à noter : Ooty est une ville pour les gourmands. On y trouve du chocolat et des
patisseries délicieuses. La Bangalore Bakery du Bazaar est particulièrement recommandable, surtout pour son "sweet fof" (miam miam ...).

Partir d'Ooty, oui ! Mais en toy train ! Il s'agit d'un mini train "heritage" déambulant
à flanc de montagne. De beaux paysages en perspective ... Enfin, s'il n'y a pas trop de monde.

Et du monde, il y en a ! Les indiens sont en vacances ... Pour monter et trouver
une place, il faut jouer des coudes. Les wagons sont trop petits pour accueillir tous les passagers. Certains doivent voyager debout. La petite promenade romantique prend des allures de
métro bondé aux heures de pointe. Dommage ...

Après Ooty : le Kerala ! Nous
montons dans un train en classe sleeper, la moins chère. C'est beaucoup plus confortable et agréable qu'il n'y parraissait. L'ambiance est très amicale à bord. Nous papotons avec les autres
passagers in english, of course !



Un
quinquagénaire imbibé et fan de Platini ne nous lâche plus. Il parle, se répète et .... nous fait râter notre arrêt ! C'est la panique ! La prochaine station est à 80 km. Ce voyage nous
demande de lâcher prise. Ok. Heureusement, un jeune étudiant ingénieur en informatique vient à notre secours. Il rentre chez lui pour les vacances. Et l'arrêt suivant est le sien. Il nous
rassure, nous dit qu'il va nous aider à trouver une solution.
Ses parents et son frère l'attendent sur le quai. Nous sommes à Kottayam. Il est trop tard pour le ferry pour Alleppey. Restent deux possibilités : le bus ou ..... passer la
nuit chez la famille ! Oui, ils nous invitent ... Cela va à l'encontre des recommandations des différents guides : "Attention ! N'ayez confiance en personne ! Une fois isolés, on vous
droguera et vous serez dépouillés !" Que faire ? Yann n'est pas vraiment partant. Loan se dit que ça pourrait être une belle expérience. Oui, non ... Et puis, le papa nous dit que puisque demain,
c'est dimanche, nous pourrions allés tous ensemble à la messe ! En voilà une idée ! Loan craque. L'espoir d'un partage dans la spiritualité se présente, trop beau pour être refusé. C'est
d'accord. Nous restons et demain, nous gagnerons Alleppey par le ferry de 11 h.
Nous voilà alors partis dans la petite voiture familiale dans les environs de Kottayam. Plus la voiture roule et plus nous nous sentons isolés. Où allons nous
?
Leur maison se trouve dans un quartier aisé au milieu d'une
végétation luxuriante et abondante. Un vrai paradis ... Ils sont chrétiens très pratiquants. Un grand autel trône dans leur salon sous un rideau. Le papa a servi dans l'Indian Air
Force pendant 15 ans, puis est devenu manager d'une entreprise. La maman, elle, fut une chanteuse célébre pour le cinéma, s'est arrêtée pour élever ses deux garçons et enseigne aujourd'hui la
musique. Le frère de Jissin (notre sauveur) est passionné de nature et aimerait travailler dans l'écologie plus tard. Une bien belle famille donc ! Nous sommes accueillis comme des rois. A peine
arrivés, la maman nous sert à manger et du thé. Oui mais voilà, les recommandations du guide nous reviennent à l'esprit et se jouent en boucle. Pour le coup, nous sommes vraiment loin de tout et
pourrions disparaitre sans laisser de trace. La maman pense que nous n'aimons ce qu'elle nous sert. Etrange situation ... Yann se lance, croque dans une banane en beignet et boit une gorgée de
thé (qu'est ce qu'il est courageux !). Rien ne se passe, pas d'oeil vacillant dans son orbite, pas de plaintes, pas d'effondrement, rien. Et il recommence ! Adieu les recommandations
! Mangeons, buvons, profitons !

Après s'être bien rassasiés, Jissin nous propose de nous
montrer l'endroit où il a passé son enfance. C'est très important pour lui que nous ayons une idée de ce qu'est la "vraie" vie au Kerala, loin des clichés touristiques. Il nous emmène à travers
la végétation, entre les plantations de caoutchous, cocotiers, bananiers, fruit jacquier, poivre noir, cardamome ... Il nous explique qu'il aimerait aider les pauvres et créer une ONG, mais que
cela ne se fera pas tout de suite, qu'il faut qu'il gagne d'abord suffisamment d'argent en travaillant pour une grosse firme. Il nous parle de ses rêves. Il est déterminé. Merci pour
ces moments privilégiés.
Le nuit arrive vite et il est temps de rentrer. Pendant notre douche, avant de diner, nous
entendons des chants s'élever dans la maison et aux alentours. Ils chantent tous joyeusement leur Amour pour Dieu. C'est beau ...
Le lendemain matin, comme prévu, nous allons
à l'église ensemble. Elle est grande, vaste ... pleine. Les hommes à gauche et les femmes à droite. Il s'agit d'une messe toute en chants. Le sermon du prêtre a beau être virulent, il
est vite rattrapé par de nouveaux chants. L'heure tourne vite. Nous sortons, allons à la maison prendre nos sacs et fonçons vers l'embarcadère. Le ferry nous attend. Nous nous promettons de
rester en contact. Et c'est avec un pincement au coeur que le bateau s'éloigne.
Nous voguons sur les backwaters, ces canaux innombrables s'enfonçant dans les terres. La vie s'écoule au rythme des clapotis. Nous découvrons un autre monde, un monde loin de l'agitation et du
stress, un monde dans la simplicité et l'autonomie.







Au Kerala, c'est aussi la saison "off" et l'hôtel que nous
avions prévu est en travaux. Nous décidons alors de nous loger au "Palmy lake resort". Il s'agit d'un petit resort familial à deux pas des backwaters. Voici notre bungalow :




Vous l'avez compris : nous sommes biens.
De plus, à 15 minutes de marche du resort se trouve un centre ayurvédique. C'est l'occasion de prendre un peu soin de nous tout en découvrant cette médecine. Nous optons pour un "day programme"
accompagné préalablement d'une consultation avec une docteur ayurvédique. Celle-ci nous prescrit tout un tas de médicaments à base de plantes. Nous n'avons pas à nous en occuper. Le centre se
charge de leur achat. Et c'est parti pour plus de 2 heures et demi de massage ! Une masseuse pour les femmes et un masseur pour les hommes. C'est sérieux. Le massage débute par un modelage à
l'huile, puis continue avec des petits sacs chauds remplis de plantes et d'huiles, et se finit avec un mélange d'huiles et de lait coulé sur le haut de la tête. Nous flottons. Nous rentrons
directement au bungalow pour une longue sieste. La ville attendra ...
Alleppey est appelée "la petite Venise indienne". Des cours d'eau
traversent la ville lui donnant beaucoup de charme.

La nature, toujours aussi merveilleuse.
Alleppey se situe entre les backwaters et l'océan indien.







Quelques petites consolations ...
Une nuit en train et nous voici à Madras !
Madras est une ville toute aussi immense que laide. L'agitation est permanente. C'est dur après le Kerala ...

Le seul havre de paix que nous trouvons : le temple Ramakrishna Mutt.
L'avion est à 6 h du matin. Pas de nuit folle à Madras ! Au lit ! Lever à 3 h.
La conduite le jour est déjà sportive en Inde, mais la nuit c'est encore autre chose ... Nous avons apparemment un chauffeur kamikaze pour qui les feux et la
signalisation sont obsolètes. Il fonce façon rallye dans la nuit noire. Nous arrivons par miracle sains et saufs à l'aéroport.
Formalités habituelles : enregistrement, embarquement, .... L'avion décolle. Nous atterrissons à Barhain pour une visite d'une journée. Quelques clichés
:









Nous partons de Bahrain avec un sentiment
étrange. C'est une autre planète ! Il n'y a rien à part des buildings et des magasins. C'est à croire que le shopping est le loisir numéro 1 ici. Il n'y a pas de monuments ni de sites
historiques en ville. Tout semble sortir récemment du désert. Et la population ! Une très grande majorité est constituée d'hommes agés de 20 à 35 ans venant de l'Inde, du Népal, du Pakistan
ou des Philippines : de la main d'oeuvre bon marché. Dans les shopping centers, nous rencontrons des femmes, toutes vêtues de la tête au pied de noir. Certaines agrémentent leurs tenues de
strass, histoire de donner un côté fantaisie. Les boutiques de vêtements se divisent en trois catégories : les tenues noires, les robes de princesses et les fringues mini-mini sexy. C'est un
monde de paradoxes et d'hypocrisie. Lorsque nous regardons au niveau des pieds des femmes, nous découvrons de très hauts talons aiguilles entre deux pas. Nous n'osons même pas imaginer
ce qu'il y a sous le noir ... Vraiment étrange tout cela ... Et puis, il y a les nuits de Bahrain. L'hôtel où nous séjournons possède des salles de "fête" au rez-de-chaussée. Nous nous glissons
entre les portes par curiosité. Il y a la salle où se trémousse sur la scène une chanteuse, en play back, blonde perchée sur des cuissardes, jupe plus que mini en cuir noir et haut sexy de
même matière. Des hommes en kéfié accompagnés de leur(s) épouse(s) en noir assistent au spectacle, ébahis. Il y a aussi la salle "tradition" avec groupe musical oriental (la chanteuse est vêtue
d'un ensemble à paillettes très moulant) et chicha à volonté. Les couples ici s'évanouissent dans la fumée au rythme des percussions. La troisième salle est dite "disco". Un groupe philippin
attend que la salle se remplisse pour jouer. Pendant ce temps, des hommes blancs ventripotants s'affichent avec leurs compagnes philippines peu habillées. D'autres filles arrivent, toujours
aussi peu habillées, "encadrées" cette fois-ci par des hommes philippins (proxénètes ?). Des couples de Bahrain viennent compléter le tableau. L'ambiance est plutôt malsaine
...
La vie à Bahrain soulève beaucoup de questions ... Nous n'en saurons pas plus.
Retour en France. Retour à la maison. Lilith nous attend, assoiffée de calins en retard ... La main va chauffer !